La légalité, le strict respect de l’éthique et la déontologie doivent caractériser le métier du journalisme

Le mercredi 07 octobre 2020, les travaux de l’atelier de formation des journalistes et acteurs des médias se sont poursuivis à Royal Palace Hôtel en Mairie de Bujumbura.  Pendant cette 2ème journée de travail, les journalistes ont été demandés de travailler dans la légalité et le strict respect de l’éthique et la déontologie de leur profession et bien collaborer avec les autorités administratives. Deux thématiques fondées sur l’éthique du journalisme et protection des droits de l’homme et le monitoring et rapportage des cas de violations des droits de l’homme présentés respectivement par Mr J. Claude NTIZOYIMANA et Mr. Didier NDAMUKUNDA.  Les participants ont pris le temps d’échanger sur le développement d’une politique des médias qui permette, plus encore que la loi, de créer pour l’information un climat respectueux de la déontologie et des droits de l’homme ainsi que les défis rencontrés par les journalistes dans leur métier de monitoring et documentation des cas de violations de droits de l’homme.

En introduisant son module, Mr J. Claude NTIZOYIMANA a bien indiqué que les médias jouent un rôle très important dans la protection des droits de l’homme. Ils révèlent des violations des droits de l’homme et permettent à différentes voix de se faire entendre dans le discours public. C’est à juste titre que les médias constituent le quatrième pouvoir, car ils sont un complément essentiel aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Mais ces derniers peuvent devenir des menaces pour le fonctionnement de la démocratie s’ils sont instrumentalisés. Il a indiqué que le travail des journalistes et des rédacteurs en chef ne consiste pas à relayer des intérêts particuliers quand bien même ces intérêts se confondent avec la défense des droits de l’homme mais qu’en travaillant en vrais professionnels, ils peuvent contribuer à la construction d’une société meilleure.

Il définit le journalisme éthique comme la façon dont les journalistes, les rédacteurs en chef et autres professionnels des médias commentent les événements qui façonnent la vie des gens. Pour examiner le lien entre les principes déontologiques du journalisme et les droits de l’homme, il faut s’interroger sur le lien entre ces notions et les valeurs, la morale et la loi. Concernant les restrictions juridiques au journalisme, le facilitateur a explicité l’accès à l’information et le droit de savoir; la diffamation; le blasphème; le droit à la vie privée; protection des sources, sécurité et terrorisme ainsi que le discours de haine. En ce qui concerne le journalisme éthique face à la loi, le facilitateur a parlé du code de conduite et l’autorégulation.

Le facilitateur a conclu son module en disant que les gouvernements devraient prendre des mesures pour sensibiliser à l’importance de l’information éthique, de la responsabilité personnelle et de la contribution apportée par le journalisme et la protection de droits de l’homme à la création des conditions nécessaires à la mise en œuvre de la liberté d’expression. Ces mesures pourraient notamment consister à soutenir les programmes d’éducation aux médias et la formation des professionnels.

Partant du deuxième module portant sur le monitoring et rapportage des cas de violations des droits de l’homme, Mr. Didier NDAMUKUNDA, a montré, en introduisant son exposé, les faits des défenseurs des droits de l’homme  comme les actions d’aider les victimes de violations des droits de l’homme ; agir pour défendre le principe de responsabilité et mettre fin à l’impunité ; s’engager en faveur d’une meilleure gouvernance et d’une meilleure politique pour ne citer que cela. Il a ensuite indiqué que l’activité principale d’un  journaliste consiste à collecter, traiter et transmettre les nouvelles informations et opinions du public et que le journaliste exerce son métier en toute indépendance et en toute responsabilité sur l’ensemble du territoire national du Burundi. Il a terminé son travail en indiquant les techniques servant à bien mener une documentation (monitoring et rapportage).

Après les exposés, est venu alors le moment des interventions. Les participants ont posé des questions en rapports avec les thématiques déjà abordés et des réponses satisfaisantes ont été émises. Généralement parlant, toutes les interventions étaient centrées sur la déontologie du journalisme.  Selon les participants, la manque des moyens pour se rendre sur terrain,  l’intimidation et persécution après ou  pendant le monitoring ou après diffusion et la partialité de certains journalistes  dans la documentation des cas de violation des droits humains, … sont parmi les défis rencontrés par les journalistes dans leur métier de monitoring et documentation des cas de violence des droits de l’homme. Ils appellent les autres journalistes  à travailler dans la légalité et le strict respect de l’éthique et la déontologie de leur profession et bien collaborer avec les autorités administratives afin de contribuer dans la promotion et protection des droits de l’homme.

Les activités de cette deuxième journée ont été clôturées, dans un climat à bon enfant,  par une prière et l’hymne de l’AJAP.

Jean Claude HABONIMANA

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