Eric NSENGIMANA exhorte les jeunes  à cohabiter pacifiquement dans leur diversité, à continuer à vaquer à leurs activités de développement et adhérer dans des coopératives pour s’auto développer.

 Lors des activités de clôture ce vendredi le 17 avril 2020 à Gitega d’un atelier de formation de trois jours organisé à l’endroit des jeunes affiliés aux différents partis politiques et de la Société Civile Burundaise sur « le comportement des jeunes au regard des droits de l’homme avant, pendant et après les élections de 2020. », Eric NSENGIMANA, Président et Représentant Afrique de l’AJAP a indiqué que la jeunesse est une force très puissante que les politiciens utilisent pour aboutir à ses objectifs et a interpellé les jeunes  à être vigilants pour ne pas être instrumentalisés et profites par ces derniers en tenant compte de leur  conditions de vie qui pourraient être précaires dans certains cas. Qui plus est, Eric NSENGIMANA les  exhorte à cohabiter pacifiquement dans leur diversité, à continuer à vaquer à leurs activités de développement et adhérer dans des coopératives pour s’auto développer. Il a également  invité les jeunes  à contribuer dans la sensibilisation de la population pour qu’elle réponde massivement dans le calme et la sérénité aux élections prochaines.  Cela a été dit lors de son discours de clôture des activités de l’atelier.

Des présentations sur des modules très pertinentes à savoir introduction aux droits de l’Homme ; les droits et libertés dans le contexte électoral; la tolérance politique; la résolution pacifique des conflits; la communication non violente et la Non-violence Active; le code électoral; la bonne gouvernance, la démocratie et les élections ont été le centre des échanges qui ont marqués les activités de cet atelier de formation de 3 jours pour interpeller les jeunes issus des différentes couches sociopolitiques à briser le mauvais comportement qui s’est observé dans les années passées lors des élections.

Avant de boucler ses propos Eric NSENGIMANA a exprimé ses sincères remerciements à l’endroit du Gouvernement du Burundi pour sa franche collaboration dans toutes les activités organisées par l’AJAP et au Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et de la Démocratie en Afrique Centrale pour son appui technique et financier pour la réussite de  cet événement. Il a interpellé les participants à fournir le plus d’effort possible pour sensibiliser les jeunes des ligues des parti politiques et jeunes des associations dont ils représentaient de la part de la formation acquise a fin d’adopter des attitudes et comportements responsables pendant la période électorale.

Depuis le matin, les activités s’étaient déroulées à la normale, agrémentées par des exposés, des interventions, et des travaux de groupe. Deux modules  ont marqué cette 3eme  et dernière journée de travail et sont la Non-violence Active et la bonne gouvernance, la démocratie et les élections qui se sont présentées respectivement  par  Mr. Eric NSENGIMANA et Dr. MUDENDE Jean Claude.

Lors de son exposé, Eric NSENGIMANA, Président et Représentant international de l’AJAP, a partagé avec les participants, les objectifs visés par cet exposé.  Il a indiqué que ce dernier va aider à comprendre  l’esprit de la non-violence active; les techniques de la non-violence active et les avantages de la NVA.  Pour lui, la non-violence active est une nouvelle vision de l`homme: comprendre que la violence rajoute aux malheurs des hommes et que la N.V.A guérit les blessures de l`homme. C`est une lutte  pour les droits civiques qui consiste à refuser non seulement d`utiliser les armes, mais aussi  et surtout d`obéir aux coutumes et lois qui sont le support officiel d`un régime de discrimination et de servitude. C`est essentiellement le respect absolu de la personne humaine et de la création.

Il a indiqué que la N.V.A est une solution pacifique à une injustice ou une provocation; un moyen de lutte qui n`utilise jamais la violence, ni physique, ni psychologique  (ni en paroles, ni en comportements ou en actes); une pression morale qui s`adresse à la conscience de l`adversaire ou de l`oppresseur, sans jamais utiliser la violence envers lui.  La N.V.A dit NON à la violence, dit OUI à la justice et à la vie. C`est un NON à tout ce qui détruit la personne humaine et dégrade la création; et un OUI à la vie, à toute vie, particulièrement la vie humaine.

Le but de la N.V.A n`est pas de vaincre l`adversaire, mais de le gagner en faisant de lui un allié si possible, en désarmant sa haine. Pour lui,  il faut vaincre l`injustice; et en libérer les victimes d`abord; et ensuite en libérer l`oppresseur aussi pour enfin aboutir à la réconciliation. Comme moyen de la non violence active il a cité la vérité; la justice; l`amour; et le sacrifice de soi. Il a interpellé les jeunes à éviter la passivité du fait que cette dernière est l’attitude la plus répandue, donc l’attitude la plus basse, parce qu’elle fait de nous des sous-hommes.

Avant de clore son exposé, le facilitateur a souligné que dans une stratégie de la NVA, il faut a accepter de souffrir, même de mourir plutôt que de faire  souffrir ou de tuer qui que ce soit, même pas l`adversaire; a apprendre à affirmer ses droits et ceux des autres, mais pacifiquement; a apprendre à ne pas affirmer ses droits  sans nécessité; faire comprendre que ce sont ceux dont les droits sont bafoués qui doivent revendiquer leurs droits mais sans violence; ne pas généraliser, en disant exemple  par  tous les tutsi, tous les hutu, tous les IMBONERAKURE, tous les IVYUMAVYINDEGE, tous les policiers, toute la société civile, etc.; et il faut aussi rester courtois, poli, digne à l`égard des amis comme des adversaires.

Pour le 2ème module lié à la gouvernance démocratique au service des élections libres, apaisées et transparentes, l’animateur a indiqué qu’ils vont échanger sur la gouvernance démocratique qui permettra de bien réussir le pari des élections de 2020 au Burundi. Pour lui, la gouvernance ne se réduit pas à l’administration publique ou au statut juridique des services publics. Il en résulte une double nécessité. Celle de comprendre les causes de l’impuissance à réformer l’action politique et de définir de nouvelles perspectives pour la gouvernance.

En s’appuyant sur les écrits de B. B-GHALI (2002), le facilitateur a indiqué que les conditions juridiques du développement démocratique sont entre autre le renforcement de la justice et primauté du droit la défense effective des droits de la personne humaine  et le développement des médias libres et responsables et quant aux Conditions socio-économiques du développement démocratiques, il a cité l’élimination de la pauvreté et de l’exclusion ,la diffusion d’une culture démocratique et la mobilisation des acteurs non-étatiques.

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Après la présentation de ces modules, les participants se sont convenus sur quelques engagements et ont formulés des recommandations pour non seulement  assurer les élections libres, apaisées et transparentes mais aussi promouvoir la culture de tolérance politique pendant les élections de 2020. Contribuer à la sensibilisation des jeunes différentes sociopolitiques sur la non violence entant que jeune pilier du pays, assurer une bonne gestion des réseaux sociaux en évitant de diffuser des messages tendancieux, opter sur la résolution pacifique des conflits et  privilégier le dialogue et le respect des lois lors des élections de 2020, éradiquer le favoritisme, le népotisme et l’impunité, etc.…fuguent parmi les engagements des jeunes après avoir bénéficié une formation sur différentes modules ayant comme thème central le comportement des jeunes au regard des droits de l’homme avant, pendant et après les élections de 2020.

Jean Claude HABONIMANA

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