Réaction de l’A.J.A.P sur le rapport de la Commission d’enquête sur le Burundi relatif aux droits de l’homme du /HRC/42/49  ( sera débattu au Point 4 de l’ordre du jour du Conseil des droits de l’homme en sa Quarante-deuxième session 9-27 septembre 2019 )

L’A.J.A.P a accueilli avec désolation le rapport produit par la Commission d’enquête sur le Burundi créée par le Conseil des droits de l’homme dans sa résolution 33/24. Une commission d’enquête constitue normalement un des éléments clés du système international fondé sur la coopération entre Etats et la sécurité collective. C’est donc déplorable que leur travail soit dépourvu de tous professionnalisme et objectivité.

Toutefois, l’AJAP n’est pas surpris par le contenu de ce rapport qui n’est qu’une simple suite logique d’autres rapports et actions visant la déstabilisation socio politico-économique du Burundi.

Force est de constater que malgré les efforts des Burundais à la consolidation et la préservation de la paix, les gens mal intentionnés restent omniprésents et leurs actes et langages sont presque dessinés dans ce rapport.

Ainsi, ce rapport mérite d’attirer l’attention de tous les barundais et de toute la communauté internationale.

Ce rapport contient des analyses tendancieuses, mensongères et biaisées. Il est de nature :

  • à déstabiliser le pays par la calcature et la diabolisation des institutions du Burundi issues de la volonté du peuple,
  • à diviser le peuple burundais à travers la globalisation, la qualification et imputation des crimes à des groupes de personnes,
  • à calomnier une partie de la population burundaise par un langage diffamatoire et les affirmations gratuites et mensongères.
  1. Déstabiliser le pays.

Depuis 2018, c’est devenu une habitude de la Commission, de donner des rapports au Conseil des droits de l’homme, qui ne sont efficaces qu’à nourrir les tensions de peur, de haine entre le peuple burundais et les communautés nationales et internationales.

Les analyses faites dans ce rapport ne sont que le reflet de leur engament à salir l’image du Burundi sur la scène internationale par le biais de la diabolisation des institutions et structures du pays à savoir l’exécutif, la police, les conseils et commissions de la république du Burundi, pour ne citer que cela.

Cela a déjà engendré des conséquences politiques et économiques sur le pays.

  1. Caractère divisionniste :

Le travail de cette commission a un caractère divisionniste, dû aux exceptions admires par la commission de couvrir les actes de certains groupes. A titre d’exemple, la commission s’est préservée et garde secret les crimes des groupes armés et des partis de l’opposition « au  point 2. 27 » relatives à la responsabilité des groupes armés et des partis politiques d’opposition.

Cette attitude de manque d’impartialité nous révèle que l’éthique dans le travail attribué à la commission d’enquête dans le domaine des droits de l’Homme par le Conseil de sécurité a été profondément touchée.

  1. Calomnier une partie de la population:

Ce caractère divisionniste a encore été accentué par les propos diffamatoires de Monsieur DOUDOU Diene qui affirme qu’au Burundi il n’y a plus de société civile forte[1]. Plus encore, la commission a assimilé toutes les ONG oeuvrant au Burundi à la PARCEM[2].

Au regard du nombre des ONG oeuvrant au Burundi, il est choquant de voir une grande personnalité comme lui mépriser tous les travaux des ONG oeuvrant au Burundi et est regrettable de se baser sur un seul cas pour confirmer la restriction des activités de toutes les ONG oeuvrant au Burundi.

L’objectivité dans leur rapport reste à désirer car on peut se demander de l’inclusivité et la véracité sur les 300 personnes interviewées. Par ailleurs, l’effectif de 300 personnes considérées comme échantillon sur les millions des burundais discrimine la crédibilité de ce rapport.

Heureusement, un pas décisif a été fait par les associations de la société civile, on ne sera jamais découragé de dénoncer toute intention de  toute personne, toute organisation ou toute structure tant nationale qu’internationale qui entretiendrait la haine entre les burundais et on plaidera pour autant de manière générale et absolue le recours au professionnalisme et objectivité dans toute intervention.

Dans les conclusions de ce rapport, il est indiqué que « la Commission reste le seul mécanisme indépendant et objectif qui enquête sur les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits au Burundi, les documente et en informe la communauté internationale. »

Ces conclusions prouvent que les lacunes contenues dans ce rapport sont posées avec acuité. Ce rapport constitue un canal et est l’essence pour l’atteinte d’un but précis, celui de mettre la poudre au feu sur le Burundi afin de répondre au désir de la commission de prolonger son mandat.

Bref, les nombreux manquements et irrégularités qui caractérisent  ce rapport alimentent la division entre les burundais et attestent le décalage existant entre le travail de cette commission et la mission principale de l’ONU préserver les générations futures du fléau de la guerre  et  maintenir la paix et la sécurité internationales.

L’AJAP condamne énergiquement ce rapport et recommande sa remise en cause dans toute sa substance.

  • L’AJAP prône la disqualification totale de ce rapport, que le Conseil des Nations Unies le déclare nul et sans effet. De surcroit que le Conseil des Nations Unies mette fin à ces commissions sur le Burundi.

Les ONGs oeuvrant sur le territoire burundais, dans leur diversité, sont à mesure d’enquêter et de documenter avec objectivité et professionnalisme sur les violations des droits humains et d’en informer la communauté.

  • Que les Nations Unies s’abstiennent de toutes les mesures de pression y compris les mesures politiques et économiques à cause de ce rapport.
  • Que le Gouvernement burundais veille toujours à la préservation de la paix, la cohésion sociale et le respect des droits de l’homme, surtout dans cette période électorale.
  • Que la population ne soit pas désorientée par ces rapports farfelus et divisionnistes qui ne visent que des intérêts individualistes.

[1] Les ONG nationales sont strictement contrôlées, aussi bien leurs déclarations publiques que leurs projets et activités.

[2] Par exemple, l’organisation Parole et action pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités (PARCEM) a vu sa suspension confirmée par le Ministre de l’intérieur le 3 juin.

 

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