Les journalistes sont appelés à respecter la vérité, à commenter, à rectifier les erreurs et à critiquer sans intention de nuire

Lors des échanges qui ont marqués cette deuxième journée des activités de l’atelier de formation  sur la promotion et protection des droits de l’homme à l’intention des journalistes et acteurs des médias ayant une couverture communautaire et correspondants locaux, Les journalistes sont appelés à respecter la vérité, à commenter et à critiquer sans intention de nuire et à rectifier les erreurs. Ces échanges portaient sur  deux thématiques dont les Principes et instruments de protection des droits de l’homme et le journalisme éthique dans le cadre de la protection des droits de l’homme.

Le premier module qui a été présenté par Maitre Donatien CIZA portait sur les principes et instruments de protection des droits de l’homme. Le présentateur a parlé de l’évolution des droits de l’homme. La notion des droits de l’’homme implique que chaque être humain possède des droits qui sont inaliénable, sacrés. Il a également  parlé quelques instruments juridiques de protection des droits de l’homme à savoir la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, la Convention interaméricaine des droits de l’homme adoptée en 1969 par l’Organisation des États Américains, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples adoptée, la Charte arabe des droits de l’homme adoptée en 1994 par la Ligue des États Arabes, … pour ne citer que cela. Et d’indiquer qu’il y a des instruments internationaux spécifiques à  certains droits  notamment le  droit à l’autodétermination, la lutte contre la discrimination, le bien-être, progrès et développement dans le domaine social.

Maitre CIZA Donatien a ainsi signalé quelques limitations des droits de l’homme comme le régime des  dérogations aux droits de l’homme, cette possibilité pour l’Etat de suspendre la jouissance et l’exercice des droits proclamés en cas de guerre ou de danger public exceptionnel menaçant la vie de la nation ou de situation de crise qui menace l’indépendance ou la sécurité d’un État  comme par exemples les catastrophes ou calamités nationales, insurrection, émeute, guerre, etc . Il a également indiqué qu’en matière de droits, les autorités étatiques ont trois obligations de respecter, protéger et réaliser les droits de l’Homme.

Afin de veiller à ce que les gens ne piétinent les droits des autres, le présentateur a énuméré des mécanismes de protection des droits de l’homme comme les mécanismes onusiens, les mécanismes juridictionnels et non juridictionnels, les mécanismes régionaux ; ainsi que les mécanismes sous le Conseil des Droits de l’Homme comme les procédures Spéciales, l’Examen périodique Universel (EPU), et enfin les procédures de Plaintes.

Partant du 2eme module qui portait sur le journalisme éthique et les droits de l’homme, Jean Claude NTIZOYIMANA a invité les journalistes et acteurs des médias à développer une analyse plus large de l’environnement éthique dans lequel on vit en se référant sur l’importance de la déontologie de l’information et sur la façon dont la Société Burundaise est informée, c’est là qu’on parlera donc d’un journalisme éthique comme bien public.  Il conseiller les journalistes et les rédacteurs en chef de ne pas jouer le rôle des porte-parole du gouvernement, du secteur privé ou des défenseurs des droits de l’homme mais plutôt aider l’opinion à faire la différence entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, ce qui est admirable ou méprisable, honteux ou glorieux.

Pour un journaliste, il faut qu’il soit compétent, bien formé, informé  en vue d’agir librement dans des conditions l’encourageant à adopter un comportement éthique et que sa décision soit moralement juridiquement défendable. Le présentateur a ainsi conseillé les journalistes et acteurs des médias à travailler sur base de la déontologie.

Selon le présentateur,  les nouvelles formes de communication et les services en ligne sont autant de nouveaux défis du métier journalistique. Il a aussi indiqué que le non accès à l’information et le droit de savoir, la diffamation, le blasphème et le droit à la vie privée sont des  restrictions juridiques au journalisme ou des challenges sur la liberté d’expression. Il n’a cessé de proposer certain solutions comme la mise en place d’un organe d’autorégulation pour faciliter le travail du journalisme ; la prise des mesures pour sensibiliser à l’importance de l’information éthique afin de soutenir les programmes d’éducation aux médias et la formation des professionnels, …etc.

Après les exposés, les participants ont saisi l’occasion pour intervenir ou poser des questions pour renforcer les acquis liés aux deux thèmes présentés  et les réponses satisfaisantes ont été émises. D’une manière générale, les interventions enrichissantes émises par les participants s’articulaient sur les mécanismes des droits de l’homme et la déontologie du journalisme.

Les activités de cette deuxième journée se sont terminées dans un climat à bon enfant par la restitution de ce qui a été fait le long du jour.

Jean Claude HABONIMANA

 

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