L’AJAP reste engagée à contribuer dans la promotion et protection des droits de l’homme.

Ce vendredi 16 octobre 2020, dans la capitale politique du Burundi, Gitega, l’AJAP sous l’appui financier du PNUD via le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale a clôturé les activités de l’atelier de formation de trois jours à l’intention des journalistes et acteurs des médias pour échanger sur leur rôle dans la promotion et protection des droits de l’homme. Lors des cérémonies de clôture, Éric NSENGIMANA a réitéré son engagement à poursuivre la bonne pratique d’organiser des activités de partage d’expériences en vue de contribuer dans la promotion et protection des droits de l’homme. Lesdites cérémonies  ont été rehaussées par le Directeur Général au sein du Ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias.

Durant les trois jours de formation , six thématiques ont été abordées. Elles portaient sur les techniques de plaidoyer et lobbying en faveur de la promotion et protection des droits de l’homme, l’Etat de droit, droits et devoirs de l’homme, les principes et instruments internationaux et nationaux existants sur la protection des droits de l’homme, l’Ethique du journalisme et protection des droits de l’homme, la stratégie de collaboration avec les autorités et le travail en synergie (réseautage), ainsi que le monitoring et rapportage des cas de violations des droits de l’homme.

Depuis le matin, les activités se sont déroulées à la normale, agrémentées par deux  exposés dont la stratégie de collaboration avec les autorités et le travail en synergie (réseautage) présenté par Mr. BARENGA Alain Majesté ainsi que le monitoring et reportage des cas de violations des droits de l’homme par Mr. Didier NDAMUKUNDA. Les interventions et les travaux de groupe faisaient aussi partie.

Les échanges de ce dernier jour de formation ont été fructueux.  Les participants ont soulevé des questions pour savoir comment mieux exercer la profession du journalisme dans une parfaite collaboration avec les autorités et des réponses satisfaisantes ont été émises. Des défis rencontrés par les journalistes lors de la documentation des cas de violations des droits de l’homme ont été, aussi, soulevés  et les différentes solutions ont été proposées. Les participants ont enfin construit des  engagements  dans le cadre de renforcer le métier du journalisme à travers le respect de l’éthique et de la déontologie professionnelle.

Parmi les défis rencontrés par les journalistes lors de la documentation des cas de violations des droits de l’homme, on a cité la méfiance de la population envers les journalistes, la méfiance des autorités, la peur des victimes des violences,  le manque des moyens techniques et  connaissances suffisantes de mener des enquêtes. Pour assurer l’effectivité  du réseautage entre autorités et journalistes, quelques stratégies à adopter ont été proposées à savoir : maintenir de bonnes relations entre les autorités et les journalistes, les journalistes et autorités doivent savoir leurs rôles, savoir comment communiquer, éviter la manipulation, ainsi de suite.

Les journalistes participants se sont engagés à jouer pleinement leur rôle d’intermédiaire entre les autorités et la population pour une cohabitation paisible et avantageuse pour le bien être de cette dernière, à travailler dans l’unité malgré leurs divergences ou leurs différentes lignes éditoriales, à adopter une stratégie de communication prévisionnelle et à long terme, à travailler dans la transparence , de veiller à faire une introspection et éviter la méfiance en renforçant la synergie pour contribuer au développement du pays, et à travailler  véritablement sur base de la déontologie journalistique et en temps réel. Les journalistes sont aussi appelés à à s’informer sur les textes et lois qui les régissent. Ils ont également demandé au Gouvernement d’apprendre à transmettre aux médias des informations, à tolérer, à apprécier le rôle des médias indépendants pour rendre concret leur collaboration avec les médias en réseau ou synergie, la mise en place d’un organe d’autorégulation pour faciliter le travail du journalisme et l’école journalistique.

Dans le mot de clôture prononcé par le Directeur Général au sein du Ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias, au nom de Madame la Ministre dignement empêchée, il a salué l’organisation de l’atelier et surtout les thématiques riches développés. Il a promis l’engagement du ministère à soutenir toutes les initiatives allant dans le sens de l’édification du pays. Et d’ajouter que le Ministère s’engage à contribuer significativement dans la mise en place d’un système de réseautage pour renforcer les liens entre autorités et journalistes ainsi que d’autres programmes rentrant dans la logique du PND 2018-2027. Il a enfin invité les journalistes à rester toujours actifs en exerçant leurs métiers journalistiques toute en respectant l’éthique et la déontologie professionnelle. Il les a appelé, aussi, à être  des garants des droits de l’homme partout où ils sont.

Jean Claude HABONIMANA

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