Les jeunes et femmes sont appelés à innover,  à créer des projets économiques pour s’auto employer et s’auto développer.

Les activités de la session nationale à l’intention des jeunes et femmes consolidateurs et défenseurs des droits de l’homme sur l’entrepreneuriat et la gestion des activités génératrices des revenus se sont poursuivis en son deuxième journée du 30/10/2020  et se centraient sur deux thématiques principales dont la planification et la gestion du cycle de projet économique et de l’intelligence économique, droit de la propriété intellectuelle et droit de la concurrence.

Partant du 1er thématique qui portait sur la planification et la gestion du cycle de projet économique, qui a été présenté par Dr. Jean Claude MUDENDE, le présentateur a scindé son travail en 4 chapitres à savoir l’idée du projet, le cadre logique, le plan d’affaire et le compte de résultat prévisionnel mais deux premiers chapitres ont été abordés et d’indiquer que les deux derniers seront abordés le jour suivant. « Apres que vous ayez une idée de projet, il vous faut une analyse des parties prenantes et cette dernière consiste à identifier toutes les personnes, groupes et institutions qui peuvent avoir un intérêt dans un projet et prendre des actions pour gérer leurs intérêts et leurs attentes afin que le projet fonctionne aussi bien que possible » dixit le présentateur en interpellant les participants à lister toutes les personnes et organisations qui vont probablement être affectées, positivement ou négativement, directement ou indirectement par le projet.

Avant de lancer le projet, le présentateur interpelle les jeunes et femmes à bien mener les analyses suivantes :l’analyse PESTEL (Politique, Economique, Sociologique, Technologique, Ecologique, Légal) est un outil d’analyse stratégique de l’entreprise qui  permet de surveiller les risques et les opportunités ; l’analyse SWOT ou matrice SWOT (pour Forces, Faiblesses, Opportunités et  Menaces en français) permet de réaliser un diagnostic avant de lancer son projet (business plan, nouveau produit, plan marketing) et  5 forces de porter dont les concurrents, les clients, les fournisseurs, les entrants potentiels et les produits de substitution.

Selon lui, il est conseillé de commencer l’élaboration du cadre logique par une présentation visuelle des différents objectifs et buts du projet soit sur un mur en utilisant des feuilles de papiers ou avec des logiciels conçus à cet effet et cette  dernière comporte l’objectif général,  les objectifs spécifiques et les résultats. Il a saisi l’occasion pour appeler les jeunes et femmes à innover, créer des projets économiques pour s’auto employer et s’auto développer.

Portant de la seconde présentation sur de l’intelligence économique, droit de la propriété intellectuelle et droit de la concurrence présentée par maître Donatien CIZA, ce dernier a indiqué qu’il est essentiel d’être constamment en veille pour ressentir les grandes tendances « l’air du temps », identifier les signaux faibles afin de saisir les opportunités avant les autres et confronter son idée au monde réel. Cette attitude proactivité confère au créateur une excellente connaissance de son environnement et une réelle avance sur les concurrents.

Il a indiqué les avantages pour un créateur  et/ou une jeune entreprise dont valoriser ses créations, accroitre sa crédibilité, stimuler sa créativité et ses innovations, offrir un avantage concurrentiel, se développer sur d’autres marchés et se donner les moyens de se défendre. Et d’ajouter qu’une jeune entreprise doit clarifier sa stratégie: protéger quoi, où, quand et comment? Un arbitrage doit être fait entre les coûts de protection et les  retombées futures.

Il a ainsi indiqué que chaque entreprise a le droit de concurrence mais qu’il y a des pratiques anticoncurrentielles individuelles ou pratiques restrictives de concurrence comme les clauses de non concurrence, les reventes à perte ,ventes ou offres de vente avec prime ,les ventes subordonnées, vente par procédé dit «  de la boule-de-neige », ventes ou achats assortis des conditions discriminatoires, les prix minimum imposés, l’accaparement, les pratiques de dumping et les abus de dépendance économiques à dénoncer.

Apres les présentations, plusieurs questions pour renforcer les acquis ont été posées et les présentateurs ont données des éclaircissements suffisants. Les interventions enrichissantes ont été aussi émises et ces derniers interpellaient les jeunes et les femmes à prendre des risques et développer l’esprit entrepreneurial pour améliorer les conditions de vie et l’indépendance économique

Jean Claude HABONIMANA

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