Les jeunes filles et femmes sont appelés à faire des engagements visant à remédier aux barrières les décourageant à participer suffisamment dans la vie politique du Burundi

Cela a été dit lors des échanges qui ont marqué les activités de la deuxième journée de l’atelier de formation organisé par l’AJAP sur l’implication des jeunes filles et femmes dans la vie politique au Burundi à l’endroit des jeunes filles et femmes issues de différentes couches de la société.

Dans la poursuite de cet atelier de formation de 3 jours  visant à renforcer les capacités des jeunes filles et des femmes de différentes couches sociales et politiques ; promouvoir le leadership féminin ; sensibiliser tous les acteurs clés sur la question de l’égalité ; identifier les opportunités de participation féminine aux élections de 2020 au Burundi, soutenir et encourager des jeunes filles et des femmes à la jouissance de leurs droits politiques, cette deuxième journée a été caractérisée par la présentation de 3 principaux modules  notamment  les stéréotypes liés au genre et ses conséquence ; garantie internationale des droits de la femme et impact de l’implication des filles/femmes sur le processus démocratique au Burundi et  une séance de partage d’expériences vécues et de proposition de solutions pour briser les barrières sociales, politiques et économiques décourageant leur implication dans la vie politique au Burundi.

Le 1er module a été présenté par Mr Jean-Claude NTIZOYIMANA. Il a généralement  partagé avec les participantes les notions liées aux stéréotypes et  préjugés. Il a indiqué que les stéréotypes sont liés à des croyances qu’un individu a sur les caractéristiques d’un groupe donc liés à  sa part cognitive. Au contraire,  les préjugés font référence à l’évaluation négative faite par rapport au groupe donc  à sa part émotionnelle. Pour aider les participantes à non seulement comprendre davantage les notions liées au stéréotypes et préjugés mais aussi et à adopter le comportement plus responsable  pour être représentées suffisamment  au sein des instances de prises de décisions,  le facilitateur  a fait recours  à plusieurs activités principalement  liées aux mythes sur les Violences faites aux Femmes ; institutions et structures de promotion du genre: rôle des médias traditionnels et modernes ; rôle de la Culture et de la Religion ; rôle des institutions d’éducation formelle, politique, économique et de développement ; changement des fondements du genre: changement des stéréotypes et rôles du genre, pour ne citer que cela.

Présenté par  Mr Bamazi Kossi Tchaa, le second module était lié à la garantie internationale des droits de la femme.  Il a invité les jeunes filles et femmes présentes dans l’atelier à connaitre les conventions / les instruments internationaux pour quelle puissent comprendre mieux et défendre leurs droits. Son exposé était aussi relatif aux notions des organes de traités relatifs aux droits de l’homme  et l’examen périodique universel. Ça a été aussi une occasion pour les participantes de savoir la différence existante entre la convention et la déclaration. Il a indiqué que contrairement à la déclaration, la convention exige une force contraignante.

Le 3ème et dernier module  de cette 2ème journée, impact de l’implication des filles/femmes sur le processus démocratique au Burundi, a été présenté par Maitre CIZA Donatien. Il a essayé de montrer le rôle de la femme surtout que depuis l’antiquité les femmes étaient mises à l’écart. Pour promouvoir la participation des jeunes filles et femmes dans les instances de prise de décisions,  il dit qu’il nous faut une sensibilisation ou mobilisation inclusive des hommes et femmes.  Il a continué son exposé en énumérant les obstacles liés à la participation des femmes en politique à savoir le statut inférieur de la femme dans la société, les lois défavorables à la participation équitable des femmes, le partage inéquitable des taches entre homme et femmes, l’analphabétisme, l’ignorance et le bas niveau d’instruction, etc . En ce qui est des  avantages de l’implication des  femmes, il a indiqué que si une démocratie néglige la participation des femmes, si elle ignore les voix des femmes, si elle limite la recevabilité lorsqu’il s’agit des droits des femmes, ce ne serait  une démocratie que pour la moitié des citoyens.

Pour tous les modules, les participants ont eu l’occasion de soulever des questions pour  bien comprendre et des réponses satisfaisantes ont été émises.

Apres les présentations,  une séance de partage d’expérience et de propositions de solutions pour briser les barrières politiques, sociales, économiques et améliorer la participation des femmes dans les institutions a poursuivi. Elles ont trouvé  tant de solutions notamment  l’amélioration et le renforcement  de l’esprit de solidarité entre les femmes elles-mêmes  et pour les hommes, ils sont appelés à soutenir leur femmes ; la confiance de soi chez les femmes, avoir un niveau d’étude élevé pour prouver leurs capacités ; les femmes doivent S’atterrer dans les activités de développement ; les hommes sont aussi appelés a accorder  la liberté aux femmes pour quelles puissent prendre part dans les domaines de la vie sociale pour ne citer que cela.

Les activités de cette deuxième journée ont été clôturées par une courte prière et l’hymne de l’AJAP 

Jean Claude HABONIMANA

 

 

 

 

 

 

 

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