Rapport du Premier Sommet Panafricain des Jeunes des 54 pays d’Afrique

Rapport du Premier Sommet Panafricain des Jeunes des 54 pays d’Afrique

Introduction :

La jeunesse africaine consciente des défis primordiaux auxquels fait face le continent s’est engagée vis-à-vis d’une vision panafricaine durable pour une «Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens, et représentant une force dynamique sur la scène internationale ». Fort de ce constat et sachant que toutes rencontres internationales des jeunes constituent un espace de concertation et d’engagement pour les forces juvéniles, attachées aux vertus du dialogue et de la responsabilité dans la perspective d’édification d’une communauté forte et solidaire. L’organisation « G54 AFRIQUE » portée sur les fonds baptismaux décide de rassembler la jeunesse africaine autour d’un sommet afin de partager des pistes d’actions communes dans le processus de conquête du progrès économique, politique et social de notre cher continent, « Afrique » berceau de l’humanité. Il s’agit du premier sommet des jeunes des 54 pays d’Afrique tenu du 23 au 25 Juin 2016 sur le thème : un continent, une jeunesse consciente : quels rôles dans l’édification d’une Afrique des peuples et dans l’atteinte des ODD à l’horizon 2030 ?

Cette noble initiative de la jeunesse sans précédent qui a rassemblé 209 jeunes africains venus de 18 pays servira de pont salin entre la pauvreté et le développement, les gouvernants et les gouvernés et la métamorphose de la jeunesse. Les ingrédients impératifs pour préparer la stratégie parfumée jeunesse à l’aide des gouvernements africains, issue d’un échange des idées franches et cohérentes en utilisant une approche participative reposant sur la vision et l’expérience de la jeunesse africaine afin de parler d’une seule voix et de réfléchir ensemble pour débattre les questions communes et conclure collectivement des solutions concrètes et surtout africaines étaient de mise.

Par voie terrestre et aérienne, jeunes hommes et femmes au regard scintillant et brillant présents au sommet n’avaient qu’un seul et unique objectif, le développement de notre mère « AFRIQUE ». Sans doute, la vaillance de la jeunesse africaine était au rendez-vous. La chirurgie des maux qui minent le continent ont été diagnostiqués, des prescriptions ont été faites, des recommandations ont été apportées, tout ceci dans l’intérêt d’un continent prospère.

Rapport de la première journée

  • Ouverture officielle

Le premier sommet panafricain des jeunes des 54 pays d’Afrique a démarré effectivement dans la matinée du jeudi 23 juin 2016 en Côte d’Ivoire dans la ville de Grand-Bassam. La première journée a été marquée par une cérémonie d’ouverture qui s’est tenue dans la salle JEAN BATISTE MOKEY. Ont honoré de leur présence plusieurs autorités notamment :

  • Madame la Représentante résidente de la Présidente de l’Union Africaine en Côte d’Ivoire
  • Madame le Sous-Préfet de Grand Bassam
  • Dr OBRE ,4ème adjointe au maire de Grand Bassam, la ville d’accueil
  • Madame la Directrice de l’Intégration Africaine, représentant le Ministre de l’Intégration
  • Monsieur le Représentant de l’UNESCO
  • Monsieur l’Ambassadeur de l’Angola
  • Monsieur le Représentant du Président de la République de la Mauritanie
  • Quelques Opérateurs Economiques.

Tous ont tenu à formuler des mots de remerciement et de félicitation à la jeunesse pour cette belle initiative qu’est de créer un cadre de concertation entre les jeunes du continent afin de déterminer les modalités opérationnelles qui permettront à la jeunesse de participer activement au processus d’intégration des pays africains.

La cérémonie d’ouverture est marquée respectivement par les mots de bienvenue du Commissaire Général du sommet, Monsieur Tairu Kaberu, le discours du Coordonnateur du G54 AFRIQUE, Monsieur Assim Saba et l’allocution de la Représentante résidente de la Présidente de l’UA.

La Représentante spéciale de la Présidente de l’UA, SEM Madame Joséphine Charlotte MAYUMAKALA n’a pas manqué de communiquer la vision de l’UA sur l’agenda 2063. A ce propos, le 1er plan décennal 2013-2023 sur ce programme est en marche. Une étude comparative réalisée par l’UA et les Nations Unies a démontré que les ODD dont l’échéance est fixée en 2030 et l’Agenda 2063 sont des programmes qui se complètent. Elle a exhorté les jeunes à s’approprier de l’Agenda 2063 pour faciliter la transition de l’Afrique des Etats vers l’Afrique des peuples. C’est sur ces mots, qu’elle a déclaré solennellement ouvert le premier sommet panafricain des jeunes des 54 pays d’Afrique.

  • Panel 1 : processus de l’intégration africaine, Bilan et perspectives

Communicateur 1 : MAMEDY SOBOUA THERA, représentant du MALI

Communicateur 2 : Mme BAHI de la BAD

Facilitateur : LONE Samuel du Tchad.

Deux axes de réflexions ont couronné ce panel sur l’intégration à savoir : l’intégration des peuples et le développement régional. Au titre de l’intégration des peuples, les panélistes ont d’abord situé le contexte de l’intégration, soulevé certains problèmes qui entravent la mise en œuvre réelle de l’intégration et ont fait des propositions devant permettre de parvenir à une intégration des peuples telle voulue par l’idée de G54 Afrique. Le deuxième axe a porté essentiellement sur la question de l’implication des jeunes dans les domaines tels que la valorisation des potentialités africaines, l’économie et la libre circulation, et la sécurité qui sont des socles pour l’atteinte de développement régional.

  • Panel 2 : Comment devenir un jeune champion économique au niveau national et/ou international

Communicateur 1 : BAMBA LAETICIA

Communicateur 2 : TAIRU KABERU

Interprète : NDRI Léandre

Facilitateur : AZONTO

Au terme de cet échange, il ressort que pour devenir un champion économique, la jeunesse doit changer de mentalité et faire la promotion de l’entreprenariat. Cela nécessite une analyse du marché afin de détecter les besoins et trouver les solutions innovantes.

Rapport de la deuxième journée

La deuxième journée du premier sommet panafricain des jeunes des 54pays d’Afrique a été marquée par quatre communications, 14 ateliers de réflexions et une (01) projection cinématographique.

  • Communication 1 : OMD et ODD : défis et perspectives

Présentée par M. Abdel KADER Koné, il ressort que les ODD sont des prolongements des OMD dont l’échéance a eu lieu en 2015. Ainsi, les Etats ayant constaté que les objectifs n’ont pas été atteints dans l’ensemble notamment dans les pays d’Afrique et d’Asie ont trouvé opportun de reformuler de façon beaucoup plus spécifique et précise les nouveaux objectifs de développement durable constitué de 17 objectifs sur une période de 15 ans (2016 à 2030). Les ODD cadrent effectivement avec les nouveaux défis et réalités auxquels sont confrontés particulièrement les pays africains sur tous les plans (santé, éducation, environnement, sécurité, le bien-être social etc.). Cependant, il existe certaines limites qui méritent d’être prises en compte dans la réalisation des ODD en Afrique et qui nécessitent une réflexion approfondie.

  • Communication 2 : défis de l’employabilité et d’autonomisation de la jeunesse africaine : quelles solutions appropriées et durables.

Développée par Eric NSEGIMANA, (Burundi) Président et Représentant Légal de l’AJAP il ressort de cette communication quel’Afrique regorge d’énormes potentialités en termes de ressources humaines, matérielles et naturelles. Mais, force est de remarquer que le taux de chômage est très élevé au sein des jeunes diplômés africains. Cet état de chose serait facilité par le phénomène de l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi de nos jours. Aussi, cette situation s’expliquerait par une mauvaise gestion des ressources, la persistance dépendance des pays de l’Afrique vis-à-vis des puissances du Nord. Eu égard aux problèmes relevés, le communicateur a proposé les solutions suivante :

– Travailler à une intégration économique de tous les pays africains ;

– Elaborer des textes légaux sur la bonne gestion et la répartition des ressources sur l’ensemble du continent africain ;

– Renforcer la libre circulation des personnes et des biens sur tout le continent africain ;

– Encourager l’organisation apolitique des jeunes leaders africains (Sous forme d’ONG, d’association etc)

– Faire un bon markéting de la gestion des ressources naturelles

– Accompagner l’entreprenariat chez les jeunes africains etc.

– Impliquer d’avantage les jeunes dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques concernant la jeunesse.

  • Communication 3 : Entrepreneuriat social et solidaire

Présenté par M. Habib PADONOU (BENIN), ce type entrepreneuriat renvoie à la capacité de toute entreprise à pouvoir satisfaire les besoins sociaux de la population. Il faut noter que les Etats africains font face à de nombreux défis et enjeux sur ce plan social. Ce qui impacte leurs capacités à assurer le bien-être social des peuples. Cependant ces problèmes ne devraient en aucun cas constitués des problèmes mais plutôt des opportunités d’affaires et d’entreprises que les jeunes doivent saisir afin de pouvoir apporter ce faisant leur contribution au développement socioéconomique de leur pays respectifs et par ricochet de leur continent.

  • Communication 4 Le volontariat international

Présentée par M. Joseph Ilunga, cette communication a permis aux participant/e/s de s’imprégner des multiples opportunités offertes par l’Organisation International de Francophonie à la jeunesse africaine, notamment les opportunités de volontariat à l’international. 13H 20 min : Fin des différentes communications

  • Les Ateliers de réflexion

Au total, 12 ateliers de travail ont été formés et les thématiques se présentent comme suit :

ATELIER 1 : Lutte contre la faim et les inégalités en Afrique

ATELIER 2 : Accès à l’éducation des filles et à une formation de qualité par les jeunes en Afrique

ATELIER 3 : Santé sexuelle des jeunes et lutte contre le VIH SIDA en Afrique

ATELIER 4 : Leadership des jeunes dans la promotion de la paix, de la justice et des institutions efficace en Afrique

ATELIER 5 : Défis de l’employabilité et d’autonomisation de la jeunesse Africaine

ATELIER 6 : Place des jeunes dans les mécanismes de prévention, de négociation de médiation et de gestion des conflits en Afrique

ATELIER 7 : Jeunesse et engagement : implication aux grandes décisions nationales et internationales.

ATELIER 8: La mondialisation

ATELIER 9 : Système éducatif et marche de l’emploi en Afrique : Quelles réformes ???

ATELIER 10 : Promotion d’une Afrique des peuples et du panafricanisme.

ATELIER 11 : Jeunesse Africaine face à la participation citoyenne et militantisme politique.

ATELIER 12 : Secteurs clés d’affectation des aides publiques et privées pour un véritable développement de la jeunesse africaine

ATELIER 13 : Jeunesse Africaine face au terrorisme et aux crises sécuritaires

ATELIER 14: Contribution de la jeunesse africaine à un gestion durable de l’environnement.

Il s’agissait pour les participant/e/s de chaque atelier de faire une analyse situationnelle de leur thématique, faire des propositions de solutions appropriées et Proposer de petits projets et actions à réaliser pour résorber ces problèmes.

  • Projection cinématographique

Les participants ont eu droit à la projection d’un film sur l’immigration clandestin des jeunes Africains au centre culturel de Grand-Bassam. C’était une invitation de la fondation Nauman.

Rapport de la troisième journée

Cette dernière journée a connu le grand débat des jeunes leaders africains sur : les Politiques jeunesses des Etats Africains. Etaient invités, Mme VICTOIRE du TOGO, DOSSAVI Messi Elfride du BENIN et Eric NSEGIMANA du BURUNDI. On retient des échanges que le problème du non implication des jeunes dans les instances de prise de décision est récurrent dans tous les pays de l’Afrique. Pour combattre ce fléau, les jeunes qui représentent près de 70/100 de la population doivent mettre en valeur leurs potentialités.

Ensuite, les différents groupes de travail ont fait une restitution de leurs réflexions en plénière afin d’avoir les amendements et observations. La soirée a permis de négocier et d’adopter les termes de la déclaration commune de Grand –Bassam et d’élire le pays devant abriter le deuxième sommet panafricain. Sur les cinq (05) pays qui se sont proposé à savoir le Bénin, le Burkina-Faso, le Sénégal, le Burundi et la RDC, la majorité des délégués a opté pour le Sénégal qui abritera en 2018 le Deuxième Sommet Panafricain de la Jeunesse. Les participant/e/s avant de se séparer ont baptisé la ville de Grand- Bassam comme étant désormais la capitale de l’intégration des peuples et ont adopté et signé la Déclaration de Grand Bassam.

Certains des sujets de réflexions proposés au Sommet ont été développés en groupe par les participants eux-mêmes. Ils étaient nombreux. Voici, alors, les recommandations sur quelques thèmes exposés au cours du Sommet :

Thème1: Lutte contre la fin et les inégalités en Afrique : Quelle contribution de la jeunesse ?

On a commencé par donner des approches définitionnelles de « faim » qui est un besoin naturel, une sous alimentation, le besoin de manger. L’inégalité étant un manque d’équité de répartition des vivres.

Les causes liées à la faim et aux inégalités en Afrique?

-La faim relève de plusieurs causes qui sont entre autres :le changement climatique ;le chômage ;faible scolarisation; insuffisance de qualification et d’encadrement en matière d’agriculture, élevage et pêche (autosuffisance alimentaire) ;la démographie ; manque d’esprit entrepreneurial; le sous développement ;la non prise en compte de certains Etats de l’agriculture comme priorité principale; insuffisance d’appui financier; instabilité politique etc.… les inégalités en Afrique sont multiformes: l’inégalité de sexe; l’inégalité politique; l’inégalité religieuse et culturelle; l’inégalité économique…

Les conséquences liées à la faim et aux inégalités en Afrique sont : l’immigration clandestine vers les pays développés; l’exode rural ; dégradation de l’environnement; la famine, le banditisme et même le terrorisme etc.:

Les solutions : pour éradiquer la faim en Afrique, la jeunesse a une grande responsabilité à prendre. En effet, elle doit : rendre conscience; faire un plaidoyer adressé à nos dirigeants visant l’encadrement des producteurs agropastoral, et enfin le vote d’un budget pour la jeunesse dont elle doit faire partie intégrante du comité de suivi ; l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et les producteurs agricoles par les institutions financières et aussi créer une banque agricole spécifique; initier la pratique de la biotechnologie; promouvoir un climat de paix; encourager la recherche scientifique des jeunes africains par la valorisation des résultats de leurs recherches; promouvoir l’entrepreneuriat et la protection de l’environnement; la mise en place d’une politique en matière d’alimentation et de sécurité alimentaire

Pour pallier ce problème d’inégalités en Afrique, il nous faut: au niveau de l’inégalité des sexes, il faut sensibiliser les parents à la scolarisation des jeunes filles; proposition des textes aux différents Etats africains sur l’égalité des sexes; faire un suivi de la mise en pratique de ces textes. Au niveau de l’inégalité ethnique et culturelle: promouvoir le changement de mentalité ; faire la promotion des alliances de plaisanterie interethniques; sensibiliser les leaders africains à favoriser le brassage culturel; proposer des formations gratuites voir des prises en charge ou encore des bourses d’étude gratuite en faveur des filles en vue d’amener les personnes encore hésitante à adhérer à ce concept. Au niveau de l’inégalité politique: promouvoir la bonne gouvernance de nos Etats; éduquer à la démocratie. Au niveau de l’inégalité religieuse: renforcer le dialogue interreligieux. Au niveau de l’inégalité économique: impliquer la jeunesse dans les échanges commerciaux entre les Etats africains; industrialiser, commercialiser et consommer les produits africains par les africains; diversifier les activités économiques ; déduire l’importation des produits extérieurs.

Thématique 2: Leadership des jeunes dans la promotion de la paix, de la justice et des Institutions efficace en Afrique,

Le leader est toute personne qui est capable d’emmener un groupe à atteindre un but escompté dans le temps. De l’état des lieux, il ressort: une effectivité de jeunes leaders en Afrique; un éveil de conscience collectif. Au-delà de ces aspects positifs il est à noter la politisation de la jeunesse; l’absence de détermination et de responsabilité des jeunes leaders africains; le manque d’intégrité et de solidarité; le faible niveau d’éducation et de la formation; le taux du chômage des jeunes élevé et galopant. Les propositions suivantes ont été formulées : un leadership multidisciplinaire; un leadership d’anticipation et stratégique; un leadership citoyen; un leadership participatif et pacifique. Le dernier point relatif aux actions concrètes à mener pour atteindre cet objectif de leadership nouveau se résume par les lignes suivantes: favoriser et promouvoir le réseautage (Les jeunes eux-mêmes), avoir un modèle de leaders (Les jeunes eux-mêmes) , renforcer les capacités des jeunes selon les besoins (toutes personnes, y compris les jeunes eux-mêmes) ; promouvoir un usage conséquent et positif des TIC (Jeunes leaders et leurs pairs) et du genre (les Etats ainsi que les jeunes leaders) ; promouvoir le volontariat et le militantisme associatif (Toutes personnes y compris les jeunes eux-mêmes) ; multiplier les actions communautaires entres les jeunes (Les jeunes eux-mêmes) ; identifier et capitaliser les actions des jeunes ((Toutes personnes y compris les jeunes eux-mêmes).

En somme, suite à certains désagréments enregistrés ainsi que dans le but de rendre pérenne ce genre d’actions jeunes, nous recommandons vivement : la sortie d’une déclaration commune par les délégations du G54 sur la libre circulation en terre Africaine de tous ses fils et garçons; l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet conjoint entre tous les Etats partis de ce Groupe à la même date.

Thème 3: La jeunesse et engagement : implication aux grandes décisions nationales et internationales

La jeunesse doit s’impliquer dans les grandes décisions nationales et internationales particulièrement parce qu’elle représente la majorité de la population à laquelle la prise de décision concerne directement et elle regorge d’un énorme potentiel que parfois elle-même ignore. Elle possède un regard nouveau dont parfois les anciens manquent généralement. La jeunesse symbolise le dynamisme qui manque maintenant parfois aux gouvernants dans leurs prises de décision; il faut qu’on l’implique de plus en plus de jeunes dans les décisions pour qu’ils puissent mieux et vite se responsabiliser afin qu’on ne rencontre pas toutes les difficultés auxquelles font face nos Etats pour les transitions. Car si on implique vite les jeunes dans la prise de décision, ils pourront mieux se munir et acquérir des aptitudes citoyennes pour qu’on évite certaines crises qui minent notre continent. Car impliquer les jeunes dans les grandes décisions nationales et internationales les amène à plus de responsabilité, à vite se responsabiliser ; s’intéresse à la vie politique et civique dans leur société et des autres sociétés. La jeunesse symbolise le renouveau, l’union, la solidarité et le dynamisme.

Les jeunes peuvent s’impliquer dans la prise des décisions nationales voire internationales en menant des actions fortes, en étant bien unis, solidaires, innovants etc. En s’impliquant suffisamment aux activités citoyennes, nationales, internationales des associations, organismes nationaux et internationaux, syndicats pour défendre leurs intérêts; le parlement pour imposer leurs points de vue en remportant des élections etc. Mais surtout en évitant et en combattant les maux qui minent notre société comme la corruption, le favoritisme, le tribalisme, le despotisme, le népotisme etc. En prônant des valeurs comme la transparence, la méritocratie ; solidarité, unité, en sensibilisant les autres jeunes qui se sentent pour la majorité marginalisée (car presque toute la jeunesse a ce sentiment). Il faut noter la primauté des jeunes doit être leurs intérêts communautaires.

Ici, nous pensons dire que la jeunesse pour qu’elle s’implique véritablement dans les décisions nationales et internationales, il faut qu’elle croie d’abord à son potentiel et aussi il faut que les gouvernants actuels leur offrent garantissent une véritable transparence et leur offrent des postes stratégiques. Car la plupart du temps ces derniers se réfugient souvent dans des excuses que la jeunesse ne possède pas d’expérience alors que cette expérience s’acquiert en exerçant des postes de responsabilité. Les dispositions générales : connaître la vraie histoire de l’AFRIQUE et de nos héros pour cultiver les bonnes valeurs panafricaines, patriotes, développer des vertus comme la confiance en soi, la solidarité, l’union, le sens du travail bien fait, intégrité, créer, intégrer ou travailler des organisations sociales et des partis politiques. Dispositions nationales et internationales ; reformer les actuels conseils nationaux de la jeunesse pour qu’elle puisse être apolitique et lui assurer un bon cadre juridique et financier ; avoir une fédération continentale des conseils nationaux de la jeunesse ; créer un conseil national de la jeunesse économique qui pourra contrôler la gestion des ressources de l’Etats ; décentraliser la gouvernance pour promouvoir l’émergence d’une nouvelle jeunesse en intégrant les jeunes dans les cellules décisionnaires politiques afin qu’une nouvelle classe politique émerge.

Thème 4: «Système éducatif et marché de l’emploi : quelles reformes ? »

Le système éducatif : C’est l’ensemble de mécanismes complexes élaborés par un pays, qui définit un cadre réglementé comprenant des dispositifs servant à la formation, l’encadrement, l’orientation du citoyen ou de l’apprenant en vue de son insertion future dans un domaine de compétence spécifique. Il prend en compte l’Education de base (le préscolaire, le primaire et le secondaire) et l’Enseignement universitaire.

Les stratégies et actions suivantes peuvent être adoptées :alléger les curricula dans le système éducatif de nos pays; renforcer le volet professionnel dans le système éducatif ; dans les programmes scolaires et universitaires, joindre à la théorie, la pratique nécessaire, surtout dans les pays francophones ; promouvoir l’entrepreneuriat et la culture entrepreneuriale dans le système éducatif ; créer et accompagner des centres d’incubation, d’accélérateur et de pépinières dans les écoles ; développer le système de service communautaire (bénévolat, volontariat) pour l’acquisition d’expérience ; créer les infrastructures de formation ; favoriser la formation professionnelle continue ; mettre en place un partenariat Etat-Entreprises en vue de la conception de modules de formation adaptés aux besoins des entreprises; inculquer la culture et les valeurs du bénévolat et du volontariat.

Thème 5 : secteurs clés d’affectation des aides publiques et privées pour un véritable développement de la jeunesse

Du point de vue contexte, les économies mondiales et les stratégies de développement des peuples ont donc été orientées vers le profit au détriment du sociale et l’environnement. Ceci s’est traduit par des crises politico-financières chroniques, qui ont été dommageables pour les populations et plus particulièrement pour la jeunesse.

Les perspectives: Créer des instituts de recherche et de développement; réhabiliter les instituts existant; allouer un budget fixe et suffisant constant pour leur fonctionnement, assurer la disponibilité de formateur de qualité; facilité l’accès au ressources financière et matériel pour les travaux de recherche, promouvoir les centre d’incubation, valoriser les résultats de recherche, créer plus d’école régionale d’amélioration des compétences; renforcer les capacités des jeunes dans la gestion des énergies renouvelables, faciliter l’accès au crédit ou subventionner les projets, faciliter le transfert de compétence entre les opérateurs économiques et les communautés rurales; renforcer les capacités des acteurs des médias, faciliter la mobilité fractionnelle des différents acteurs locaux, promouvoir des rencontres périodiques entre spécialistes et acteurs de média; développer la gestion participative des acteurs et des parties prenantes, renforcer les compétences de toutes les parties prenantes (acteurs passif et actifs) , prise en compte des aspirations des populations bénéficiaires dans l’élaboration des projets, attribution de responsabilité effective à toutes les parties prenantes, assurer le fonctionnement des institutions de gestion collaborative existantes ou créer de nouvelle, améliorer la gestion des fonds dans les pays, faciliter l’accessibilité aux ressources matériels et durcis celle aux ressources financières, détacher le contrôle et suivi de l’utilisation des fonds des structures étatiques, uniformiser les systèmes juridiques des Etats, renforcer la capacité de la jeunesse, faciliter et renforcer la formation des jeunes dans les secteurs clés que sont l’agriculture, la forêt, l’eau et la pêche, encourager les initiatives de promotion des atouts de nos communautés (écotourisme, élevage, culture, artisanat, etc.) ; développer une agriculture durable, éliminer progressivement l’utilisation des engrais et des pesticides ; renforcer les compétences des paysans et des autres acteurs de la chaine agricole, faciliter et accroitre l’accessibilité aux bourses d’études pour la formation diplomate à l’énergie renouvelable, responsabiliser des jeunes à des postes de décision, nommer un jeune au poste de ministre de la jeunesse dans nos états ;créer un parlement jeune qui siègera au sein des hémicycles dans nos pays, encourager et créer des champions nationaux dans tous les secteurs clé de l’économie ; faciliter le retour et le maintien des jeunes élites africaines dans leur pays respectif.

Thème 6 : Défis d’employabilité et d’autonomisation de le jeunesse Africaine : Quelles solutions appropriées et durables ?

Les points saillants des différentes interventions ont été développés. Des problèmes ont été analysés et les solutions pour mettre à la quarantaine ces défis majeurs sont : décentraliser les structures d’appui a l’emploi jeune, favoriser et encourager l’auto emploie, encourager les actions citoyennes, mettre un accent sur le militantisme, change les mentalités, éviter de décourager un jeune qui aspire à l’aventure entrepreneuriat, favoriser la transparence dans la gestion lies a l’employabilité, agir sur les causes structurelles du sur-chômage des jeunes, s’inscrire dans une stratégie de croissance et de compétitivité pourvoyeuse d’emploie, renforcer l’accès à la formation et élever le niveau de qualification, assurer une meilleure transition entre le système éducatif et l’emploi, renforcer les dispositifs d’orientation et les liens entre le système éducatif et le monde du travail, développer et améliorer les formations en alternance, généraliser les stages et améliorer leur réglementation.

Egalement, il faut faire de l’accès à l’emploi des jeunes les moins qualifiés une priorité. En outre, il faut améliorer le fonctionnement du marché du travail, sécuriser les mobilités et les transitions professionnelles, réduire la segmentation du marché du travail, faire de l’emploi des jeunes, un thème régulier du dialogue social, favoriser l’insertion professionnelle des jeunes par l’entreprenariat, améliorer l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi, améliorer l’accompagnement des jeunes par les missions locales, et enfin renforcer la protection sociale pour les jeunes actifs.

Thème 7 : Contribution de la Jeunesse à une gestion durable de l’environnement

La mondialisation a favorisé la dégradation progressive de l’environnement engendrant des problèmes environnementaux divers et multiformes. Cet état de fait met en péril l’avenir de la planète qui subit de plein fouet l’action humaine.

Prévenir l’avenir et faire du développement durable une perspective partagée par le plus grand nombre, nécessite de proposer des projets et actions favorisant l’adhésion et la participation des citoyens, permettant l’évolution des modes de vie, les changements en profondeur des comportements et modes d’action ainsi que la transformation des repères culturels de toutes les composantes de la société.

Face aux nombreux défis auxquels sont confrontées nos sociétés africaines, la jeunesse qui représente la majeure partie de la population africaine doit prendre une partie active à l’émergence d’une Afrique plus forte et prospère et soucieuse du bien-être de la planète qui est notre bien commun. Pour se faire il convient de s’interroger sur la contribution réelle que peut apporter la jeunesse pour une gestion durable de l’environnement.

Les principaux problèmes environnementaux: l’étude a permis aux participants d’identifier 6 problèmes environnementaux majeurs énumérés ci-après : la destruction de la biodiversité (la flore et la faune), gestion de l’eau, hygiène et environnement dans les villes africaines, la pollution, la dégradions des terres, la question des changements climatiques, la participation des différentes couches sociales dans la question de l’environnement, la dégradation des forets

Les propositions pour une gestion durable de l’environnement

Après études des différents problèmes environnementaux qui minent les sociétés africaines, en tant que jeunes, ont proposé : concernant la dégradation de la biodiversité, on a proposé la création de structures de plaidoyer de la préservation de la biodiversité et également une mise en place d’une commission environnementale au sein de la structure du G54 pour mener des plaidoyers auprès des agences de l’Etat et des organisations internationales pour financer des actions de protection de la biodiversité. En plus, les réseaux sociaux doivent êtres mis à contribution pour informer et sensibiliser sur la nécessité de la préservation de la biodiversité.

Pour la gestion de l’eau, une mise en place de structure bien organisée de jeunes pour la gestion des ordures ménagères et l’assainissement du cadre de vie. On a aussi proposé une formation suivie des agriculteurs périurbains sur la fabrication de compost à partir des déchets ménagers pour une meilleure utilisation. La pollution de l’air et de l’eau dans les grandes villes constituant le point de départ de nombreux problèmes de santé publique, nous suggérons à l’éventuelle commission environnement du G54 à faire des plaidoyers au niveau des gouvernants africains pour la réglementation des importations des véhicules d’occasion et plaidoyers pour l’application des normes environnementales dans les sociétés industrielles.

Pour lutter contre la dégradation des terres, on a proposé des actions de plaidoyers pour la révision des codes miniers, l’application des méthodes agro-économiques pour récupérer les sols dégradés, la sensibilisation et formation des agriculteurs sur les bonnes pratiques culturales pour une meilleure conservation de la terre.

Pour limiter les effets du changement climatique il convient de changer nos systèmes de pensées. Pour cela, il faut limiter au maximum nos rejets de gaz à effet de serre, surtout ceux de co2. Tout le monde doit s’y mettre, chacun à son niveau. La jeunesse doit s’approprier les résolutions des différentes conférences internationales sur le climat afin d’œuvrer efficacement à la limitation des effets du changement climatiques.

La protection de l’environnement concerne tout le monde, chacun doit prendre une part active dans ce combat, tous nos gestes au niveau local ont un impact sur l’ensemble de la planète. Ainsi une prise de conscience collective est nécessaire. A cet effet nous proposons l’Education au développement durable comme une matière à part entière dans les programmes scolaires afin que les enfants qui sont l’avenir de demain réellement soient imprégnés de ces problématiques vitales. Les arbres sont les « poumons » de la terre grâce au phénomène de la photosynthèse. Au cours de leur croissance, ils absorbent du gaz carbonique qu’ils stockent dans le bois et rejettent de l’oxygène dans l’air. Mais dans les régions tropicales, les forêts sont massivement abattues pour leur bois ou pour mettre le sol en culture. Ainsi, lutter contre la déforestation, nous jeunes proposons des opérations régulières pour replanter des arbres. On interpeller les gouvernants grâce à la cellule environnement du G54 sur la nécessité de la régulation des coupes d’arbres et la promotion du reboisement.

Thème 8: Jeunesse Africaine face à la participation citoyenne et le Militantisme politique.

La jeunesse s’est désengagé de la politique et s’est convertis en un instrument de manipulation, elle refuse de participer aux questions politiques de leur pays du coup elle se retrouve marginaliser dans les prises de décisions. L’action des jeunes dans la destruction des biens publics, par les grèves et les actions des jeunes dans les crises militaro-politique a donné une mauvaise image de la jeunesse africaine ainsi que le manque de volonté des jeunes à se regrouper dans les associations.

On a recommandé alors, ce qui suit : encourager le militantisme associatif à la base, c’est-à-dire au niveau des jeunes, encourager les jeunes à se regrouper en association autour d’un idéal qu’ils défendent, autonomisation financière des jeunes, initier les activités génératrices de revenus au sein de l’association de jeunes, encourager et faciliter les portes politiques jeunes, impliquer les jeunes dans les prises de décision et éviter d’être les instruments des politiques qui se servent à leurs fins, éviter d’être des fanatiques politiques, accepter les débats d’idées, la jeune doit s’approprier la politique du développement national, la jeunesse doit d’abord s’associer aux prises de décisions au niveau familial, éduquer les jeunes depuis l’école sur le civisme, la citoyenneté et la politique, promouvoir les débats politiques publics entre les jeunes mêmes en absence des élections, proscrire la violence politique en milieu jeune, emmener les jeunes à s’adhérer des associations dès le lycée pour avoir l’esprit critique de la politique, promouvoir le dialogue politique entre les jeunes Africains, appeler les parties politiques à former leurs militants, promouvoir les débats contradictoires dans nos établissements scolaires, faire la promotion de quota des postes des jeunes dans les grandes instances de décisions dans les gouvernements africains, créer un prix du jeune africain promoteur de la paix, informer et valoriser le volontariat dans états africains surtout au milieu jeune, création et promotion des réseaux des jeunes panafricains, impliquer la jeunesse dans la politique, faciliter la communication entre les jeunes des états africains, croire à la potentialité et la capacité des jeunes à proposer des solutions politiques et économiques, et enfin changer la mentalité et faire participer les jeunes africains dans la politique.

Conclusion.

Le Premier Sommet Panafricain de la Jeunesse des 54pays d’Afrique qui avait débuté le 23/07/2016 sous le thème principal le thème principal « un continent, une jeunesse consciente : quels rôles dans l’édification d’une Afrique des Peuples et dans l’atteinte des ODD à l’’horizon 2030 ? » et s’est bouclé le 25/07/2016 dans un climat d’entente et de paix. Chaque participant a pu donné sa propre contribution sur les thèmes de réflexions déjà proposé par les organisateurs du Sommet notamment sur la lutte contre la faim et les inégalités en Afrique, accès à l’éducation des filles et à une formation de qualité par les jeunes en Afrique, santé sexuelle des jeunes et lutte contre le VIH SIDA en Afrique, le leadership des jeunes dans la promotion de la paix, de la justice et des institutions efficace en Afrique, les défis de l’employabilité et d’autonomisation de la jeunesse Africaine, la place des jeunes dans les mécanismes de prévention, de négociation de médiation et de gestion des conflits en Afrique, la jeunesse et engagement : implication aux grandes décisions nationales et internationales, la mondialisation, le système éducatif et marche de l’emploi en Afrique avec des réformes appropriées, la promotion d’une Afrique des peuples et du panafricanisme, la jeunesse Africaine face à la participation citoyenne et militantisme politique, les secteurs clés d’affectation des aides publiques et privées pour un véritable développement de la jeunesse africaine, la jeunesse Africaine face au terrorisme et aux crises sécuritaires, la contribution de la jeunesse africaine à un gestion durable de l’environnement. On est parti après avoir eu un consensus sur la place où va se tenir le deuxième sommet panafricain pour l’année prochaine : ça sera au Sénégal.

Avant de clore ce rapport, permettez-moi alors d’adresser mes chaleureux remerciements aux catégories de personnes suivantes qui ont contribué pour ma participation au Premier Sommet Panafricain de la Jeunesse en Côte d’Ivoire :

-La Maison de la Culture pour la Paix au Burundi (UNESCO) pour le soutien financier et moral.

-Le Gouvernement du Burundi de sa bonne collaboration avec les organisations œuvrant sur le territoire plus particulièrement avec la Maison de culture et de paix de l’UNESCO.

– Mes sincères remerciements sont adresses aussi à son Excellence l’Ambassadeur du BURUNDI au près de la République Ivoirienne

Fait à Bujumbura, le 05/07/2016 :

Pour l’AJAP AFRICAINE

Eric NSENGIMANA

Participant